Mäi Fazit. Ouni Frustratioun. Mä an aller Konsequenz.

demission

Aux membres du conseil communal de la commune d’Esch-sur-Sûre

Mesdames, Messieurs,

Suite au vote survenu dans la session du conseil communal du 11 décembre 2014, par lequel la majorité des conseillers n’a pas souhaité respecter l’accord conclu il y a 3 ans concernant les changements au sein du collège échevinal, je constate avec regret que le conseil communal ne m’a pas accordé sa confiance.

Partant de ce constat, je me vois dans l’obligation d’en tirer les conséquences politiques qui s’imposent, à savoir que je démissionne avec effet immédiat:

  • de mon poste au sein de la commission de la communication et de l’intégration. Sachez que je démissionne de ce poste avec contrecœur, d’autant plus que j’estime que j’avais réussi, ensemble avec les membres de ladite commission, à redynamiser cette commission, notamment grâce à un relooking fondamental de notre journal communal le « Bléck », l’élaboration d’une brochure de bienvenue pour les nouveaux citoyens de notre commune et une présence dynamique sur Facebook.
  • de mon mandat au sein de l’Office National du Tourisme. Ce faisant, notre commune perdra malheureusement sa place au sein de l’organe exécutif de l’ONT (le comité de gérance), mais je ne peux valablement engager notre commune au sein de cet organisme d’intérêt national, sans disposer de l’appui politique du conseil communal.

Je tiens également à préciser que je condamne au plus haut point le fait qu’aucun des membres du conseil n’ayant respecté l’accord unanime d’il y a 3 ans, n’ait eu, ni la grandeur humaine, ni la grandeur politique, de s’expliquer avec moi sur les éléments ayant motivé leur décision.

Par le vote du 11 décembre, on a sciemment instauré un climat de méfiance, tant au sein du conseil communal qu’au sein du collège échevinal. La responsabilité des conséquences de cette rupture de confiance incombe exclusivement aux personnes qui n’ont pas tenu leur parole politique. Et ils devront en assumer les conséquences politiques qui, et je l’espère de tout mon cœur, seront moins désastreuses que l’on ne pourrait le craindre à l’heure actuelle.

Finalement, je tiens cependant à préciser que je ne démissionnerai pas de mon poste de conseiller communal, car je souhaite continuer à m’investir, et ceci de manière honnête et transparente, dans l’intérêt de notre commune et de ses citoyens, et non pas dans un espoir quelconque de pouvoir me profiler.

Yves KARIER

Fait à Heiderscheid, le 16 décembre 2014.